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Il était une menthe

Par Émilie et Nicolas d’Unis Vers Nature

En jardinage, on apprend qu’il est bon de mettre la menthe dans un pot ou un bac pour la contenir et éviter qu’elle n’envahisse le reste du jardin.

C’est vrai, dans un potager, il peut y avoir une multitude de rhizomes qui vont coloniser les salades et radis… Mais lui a-t’ont demandé son avis à cette menthe ?

Depuis un peu plus d’une année, Nicolas et sa compagne ont une menthe en pot sur la terrasse, elle a quitté le potager pour un pot de peur de la concurrence.

Cette menthe, ils la connaissent un peu, elle leur a déjà bien rendu service, en leur procurant des feuilles d’une fraîcheur inégalée, elle a de plus accompagné Nicolas lors d’un stage communion avec le végétal, c’était à l’époque l’une des seules plantes qu’ils avaient en pot. Aucune plante d’intérieur.

Lors des échanges qu’ils ont eus, il ne l’a entendue se « plaindre » qu’une fois de sa condition en pot, le reste du temps elle était toujours à échanger ce qu’il y avait à vivre dans l’instant avec le vivant. Pourtant Nicolas savait bien qu’elle ne pourrait pas vivre tout le temps en pot, il fallait bien la replanter, elle qui a passé un hiver avec le gel, le soleil et des oublis d’arrosage…

Il y a quelques jours, ils ont décidé de la replanter. La conscience se place sur le vivant corporel, puis en lien avec celui de la plante. Et là, comme lors d’un exercice appris en stage, nommé « Plantes en scène », Nicolas lui pose la question : « A quel endroit du jardin tu te sens bien ?». 
« Plantes en scène » c’est un exercice où l’on se met à l’écoute de plantes en pot afin de les disposer dans une pièce, bien sûr pas n’importe comment, ou de manière esthétique, qui plairait à notre petite personne. Simplement à la manière dont les plantes souhaitent être. Être bien avec les autres plantes, avec le milieu, pour répondre à leur harmonie.La menthe guide Nicolas, le corps reçoit l’info « non pas par-là ! » lui qui voulait la mettre sur le haut du jardin c’est loupé. « Dans la partie en bas, non, pas dans la zone du potager… ». Mais où alors ?
Comme une évidence, sans savoir pourquoi, en quelques secondes se dessine un endroit à côté du potager, ombragé, où la terre à été décompactée l’année dernière pour accueillir une sauge, une oseille. Pas de doute, c’est là. Une symbiose se fait entre le terrain et la menthe, la question ne se pose plus.

Émilie est dans le jardin, ensemble, ils apprennent la communion avec le végétal auprès de Didier Thiellet, Nicolas lui passe la main.

Il observe où se place la conscience d’Émilie tout en étant à l’écoute du vivant qui les anime, la plante, et Émilie, à travers de son corps.

Émilie se met avec son vivant, la menthe vient au-devant d’elle, après un salut, Émilie lui demande si elle peut communier avec elle, et avec quelle partie de la plante. Ce sont les racines qui s’imposent, elles sont à l’étroit !
Puis Émilie ressent dans son corps des mouvements au niveau du coccyx, et doute sur leur signification. Nicolas qui l’observe en étant relié à la plante et au vivant voit un mouvement dans le bassin d’Émilie aller vers le sol, il lui fait comprendre que ces mouvements se dirigent vers le sol, la menthe signifie que les racines veulent aller dans la terre !

Après quelques tests, l’emplacement est validé.

Un trou est creusé, du compost bien mûr est apporté. Toujours à son écoute, la menthe est orientée, puis une fois en place, un paillage est disposé, suivit d’un arrosage.  

Aujourd’hui, Émilie et Nicolas côtoient le quotidien d’une multitude de plantes dans le jardin et de quatre belles plantes d’intérieur !

Découvrir la diversité des menthes

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