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Réflexions méditatives

Réflexions 1 sur un livre d’Adyashanti

Adyashanti : « L’éveil spirituel est une souvenance »

Didier Thiellet

Cette souvenance n’est pas intellectuelle, elle est en soi, vivante, vibrante, existante.

Elle est évidente, un être que vous ne saviez pas que vous attendiez et qui un jour frappe à votre porte et qui est tout ce qui est.

Alors l’esprit s’incline en souriant et en disant parfois « Je n’y croyais plus ! »

« Il n’existe pas vraiment d’éveil personnel »

Personne n’est là. Un silence, une forme de vide, une immensité incomparable, un esprit sans corps ni personnalité.

La personne s’aperçoit qu’il n’est personne, mais qu’en particulier l’immensité le prend. Il peut alors s’abandonner complètement ou graduellement.

« L’éveil n’a rien de personnel »

L’ego le voudrait. Mon esprit le perçoit, il sourit. La conscience s’élargit, le silence atteint la pensée. Elle s’endort. Une présence sans personne se présente. Ma bouche goûte cet état.

La vie s’arrête tout en continuant son déroulement.

L’extérieur bouge, l’intérieur se place et s’ouvre. 

« Au lieu du moi qui s’éveille, nous nous éveillons du moi »

Le moi veut, cherche, attends, entreprends, combat, pousse, cri, pleure, rit de se voir si embarrassé.

Quand on voit le cul-de-sac du moi, l’inutilité obsessionnelle, la quête perdue, le regard se tourne là où cela se passe. La vision n’est plus troublée ni par la recherche ni par l’effort du but vital à atteindre.

Le but est là, il a toujours été là.

4 réponses sur « Réflexions 1 sur un livre d’Adyashanti »

Ce texte m’évoque ceci :
le lieu du Moi est le contenu de la perception ou de la pensée, celui de la conscience est d’être conscient de quelque chose, conscience de voir et non pas de ce qui est vu, conscience de penser et non pas de ce qui est pensé. Oui, tout est là, les deux coïncident (l’immensité et le moi).

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