La Pratique de l’Instant en musique

Sur cette page, vous trouverez, sous forme de chansons, des informations, des pistes qui vous aideront à mieux prendre conscience de données dans votre vie intérieure et dans vos comportements et de votre conditionnement.

Le monstre illusion

Paroles et chant : Didier Thiellet

Musique : Nazzman
(pour écouter sa musique, cliquez ici)

Paroles
Refrain 1

Oui, je me sens comme un monstre
Avec en moi cette colère qui gronde
Sans savoir sur quoi elle se fonde
La peur du vide me plonge.

Couplet 1

Au loin l’histoire,
Garder l’espoir,
Quand l’impression se déchire chaque soir
Dans ce vécu que je prends dans la poire,
L’image reflétée dans le miroir
Est un malheur
Qui donne horreur

Refrain 2

Oui, je me sens comme un monstre
En moi cette tristesse qui se montre
Qui crée la colère qui me gronde
Par l’étiquette « manque » qui sonde.

Couplet 2

Pas de ressenti
Rester transi,
Quand le froid dans mon lit me saisit
Que l’ensemble de mon corps s’engourdit
Dans l’épaisseur flétrie de la nuit,
Je me perds
Vocifère

Refrain 3

Oui, je me sens comme un monstre
Avec ces petites voix qui montent
Les consciences qui s’affrontent
Pour croire ce qui compte.

Couplet 3

Couper les voix
Effacer le quoi
Le rien s’accroche, se fige à mes doigts
Mes mains s’entrevirent aux parois
J’aimerais devenir un roi de poids
Dans l’ivresse
Des caresses

Refrain 4

Oui, je me sens comme un monstre
Quelle est cette naissance ?
Qui cherche le sens
Et subit la transe ?

Couplet 4

Stop aux créateurs
Aux beaux parleurs,
Dans la recherche de puissance
Se tapit la mal-aisance
Mon existence en fait pitance,
En perte d’innocence
Pour créer la souffrance

Refrain 5

Oui, je me sens comme un monstre
Entre réveil et sommeil
La conscience s’émerveille
D’une illusion pareille.

Couplet 5

Revienne clarté
Qu’apparaisse beauté
Feindre de ne rien comprendre
Jouer le jeu de se méprendre
Dans l’attente de se reprendre
Se refouler
Pour se r’trouver

Refrain 6

Oui, je me sens comme un monstre
Un monstre de clairvoyance
Qui attend l’audience
Pour éclairer la quittance.

Couplet 6

Stop à l’illusion
À la mal-façon
Comment pointer aux créateurs
Leur course futile aux bonheurs
Retenus au fond de leur cœur.
Troquer les foies
Contre la foi

Refrain 7

Oui, je me sens comme un monstre
Qui reconnaît en soi le plus grand
Lui offre la marque de ses dents
Abandonne les attentes de l’enfant.

Couplet 7

Prendre la route
Vivre la déroute
Être conscient du contenu de la soute
Vivre son existence qui chahute
En acceptant toutes les chutes.
Se détester
Pour mieux s’aimer
S’amuser
À se déjouer
Un sourire
Sur un nuage
Qui attendrait
De tourner la page
Et dans l’amour reconnaîtrait
Les pas de son voyage.


Connexion neuronale

Paroles et chant : Didier Thiellet

Musique : The Chacals
(pour écouter sa musique, cliquez ici)

Paroles

Connexion neuronale
Protection maximale
Soigner sa pinéale
Pour éviter l’abyssal.
Le fœtus en entrailles
Se charge des programmes
Sous les données parentales,
De leurs peurs primales.

Connexion viscérale,
Arrive la vie incarnée
Pour nous, les non-nés,
Les données s’mobilisent,
Obligation de survivre
Les données s’expertisent
Pour construire à leur guise
Les personnes valises.

Connexion neuronale,
Balbutiement général
En avant la fringale
En quête du bonheur
Au revers du malheur.
Projection maximale
Éviter le fatal
Choisir le primordial
Chercher la verticale
Pour garder le moral.

Connexion principale
Perfection picturale,
Oser le radical
Pour défier le mortel
Programmer dans notre tête,
Son nom en capitales
Pas vraiment disparaître,
S’affirmer dans l’paraître,
Croire à l’illusion d’être,
Sur le chemin d’une quête.

Connexion commerciale
Et survivre en décimale.
L’individu joue la mule,
S’enferme dedans sa bulle,
Pour outrepasser le bestial,
Et s’faire bouffer au final.

Connexion magistrale
Notre corps/esprit vibre en fractale
Si grand
Si grand
Tout en finesse
Dans la floraison de la petitesse.

Dans un neurone viscéral
Avant les entrailles d’une mère
Bien avant le souffle d’un père
Le vide emplit nos cellules
À travers soleils et lunes
L’étoilé en notre sol
L’océan en corolle
Nous, espaces infinis
Traversés par la vie
Qui attend d’être choisie
Par la présence de l’esprit
Au jour de chaque nuit,
Milliard de petites lumières
Dans la noirceur d’un semblant mystère
Dans l’unité du cristal.

Connexion optimale.


Brûlure d’amour

Paroles et chant : Didier Thiellet

Musique : Illos
(pour écouter sa musique, cliquez ici)

Paroles

À ton contact, mon corps s’embrase
Je brûle de toi

À ton contact, mon esprit s’enflamme
Je brûle en toi

À ton contact, mon cœur s’extase
Je brûle pour toi

À ton contact, mon moi s’efface
Je fonds en toi

À ton contact, je laisse la place
Je m’unis à toi

À ton contact, grandit l’espace
Ni toi ni moi

À ton contact, la conscience voyage
Moi égale toi

À ton contact, le silence couvre la page
Deux corps en émoi

À ton contact, le vide est un tremplin
Ni moi ni toi

À ton contact, c’est le grand bain
Adieu ce que je crois

À ton contact, il n’y a plus de chemin
Tout près de la foi

À ton contact, je comprends le malin
Au delà de la loi


Tableau banal

Paroles et chant : Didier Thiellet

Musique : SonalÄge
(pour écouter sa musique, cliquez ici)

Paroles

Une femme perdue dans ses pensées
Au milieu d’l’espace d’un café.
Sa vie semble s’être arrêtée
Peut-être plus d’encre dans l’encrier?

Le verre de vin paraît vain,
La lettre n’a plus d’entrain,
Le menton lourd dans la main,
Ne sait se vouer à quel Saint.

C’est un tableau banal
Vu dans n’import’ quelle salle
Sorti d’une quelconque malle
Suspendu en gare centrale.

Autour les affaires prolifèrent
Et trouvent de nombreux compères
Ici à flot coule la bière,
La femme s’entête au destinataire.

Est-ce l’emprise d’un mandataire
La fin d’un feu de feu part’naire
Qu’a pris la poudre d’escampette
Et laissé la dame en tempête.

C’est un tableau banal
Vu dans n’import’ quelle salle
Sorti d’une quelconque malle
Suspendu en gare centrale.

Parfaitement coutumière
Cette scène, à l’œil du passant,
Tenu bien droit dans son imper,
Compatissant, évidemment.

L’histoire semble tout à fait normale
Au partage de bien de convives
Qui peuvent y sentir du fatal
Puisqu’ils ont passé ce vivre.

C’est un tableau banal
Vu dans n’import’ quelle salle
Sorti d’une quelconque malle
Suspendu en gare centrale.

Dame noire hypothèque les solutions
Qui tournent dans la salle des pas perdus
Ne trouvant la pression du bon bouton
Alors s’entêtent les coups d’massue.

Plus rien n’existe autour d’elle,
Sans détour, elle replie ses ailes,
S’enferme au creux d’une nacelle
Dans l’espérance d’un arc en ciel.

C’est un tableau banal
Vu dans n’import’ quelle salle
Sorti d’une quelconque malle
Suspendu en gare centrale.

Le mental crée le monde
Le monde court sur la mapp’monde
Aveugle en eux de l’abondance
Qu’offre leur vie à sa présence.

Combien d’humains s’figent dans l’tableau
Se coupent du souffle en éternelle transe
Ratant en eux la source du beau,
Compensant d’un remplissage de « pense »

Et bien des tableaux suivent ce canal
Alors on trouve ça bien normal
On se retrouve en gare centrale
Avec des malles où il n’y a que dalle.

Car nos pensées sont comme des bulles de savon
Sur lesquelles s’attachent des si…gnifications
Qui semblent apporter un bon ton
À notre petit-moi moribond.