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Structure de survie Thérapie de l'Instant

Comment s’harmoniser avec la vie en soi

La relation à l’autre commence par la relation à soi

Introduction

Le rapport à notre intériorité

La viepour toutes et touscommence en soi. Pourtantbeaucoup ne voient la vie qu’autour d’eux.

Notre biologie ne peut oublier son vécu, heureux comme malheureux, même si notre « conscient » cherche à se contenter et réussir en oubliant une partie de ce vécu. Entre la raison et les perceptions vécues acceptées et non acceptées par notre conscience individuelle se tisse une relation. Sur cette relation se construit notre personnalité. Si nos perceptions passées ne peuvent être changées, le rapport que nous avons avec elles, lui, le peut. La prise de responsabilité des informations qui voyagent dans son inconscient apporte une liberté dans la relation avec soi et donc avec l’autre. La conscience sur et de soi, doit alors évoluer pour ne pas terminer en « personne – alitée ». Cette conscience qui peut sembler individuelle, va jusqu’à la conscience de la conscience. L’inconscient peut sembler terrible et notre structure de survie peut avoir appris à résister à ses données, j’en montre un exemple dans l’article “l’enfermement : le paradis de l’ego”.

Comment je communique avec mon inconscient

  • Dans ma façon de communiquer avec mon inconscient, je me connecte au vivant qui me traverse dans l’instant. Cette connexion nécessite l’acceptation de vivre dans le présent toutes les informations des dimensions que vous pourrez découvrir ci-après, peu importe qu’elles soient jugées bonnes ou mauvaises. Vivre l’information et se laisser toucher par elle dans sa chair, son esprit et son identité dans l’instant où l’information se manifeste et arrive à notre esprit conscient. Le plus souvent, l’intellectpar la raison, arrête le flux de l’information, et comme le mouvement c’est la vie, le début de la dysharmonie avec elle, commence. Une question pertinente est : « qu’est-ce que je fais avec la vie » ?
  • Est-ce que dans ma façon d’être et donc à travers mes comportements, le but est de la contrôler pour ne pas qu’elle me dérange ? Est-ce que je suis comme une personne que j’ai connue qui voudrait que le soleil soit toujours là, qu’il ne pleuve pas ou que rien de fâcheux n’arrive ?
  • Est-ce que dans ma façon d’être et donc à travers mes comportements, je relève le défi de vivre avec mes « vents intérieurs » afin de maîtriser les directions à l’aideentre autresdes cinq vertus de l’amour : la patience – la persévérance – le respect – la douceur – l’humilité ?

La réponse est au chemin de chacun/chacune.

Communiquer avec soi

Toute communication dépend obligatoirement du savoir ou de la connaissance des informations et du sujet de l’échange qui se joue entre plusieurs identités que ce soit des humains, des animaux ou des végétaux. 

La communication avec soiquant à elle, va dépendre fortement de l’idée que notre conscient  a de lui-même, de la vie et du mondeet donc des informations qu’elle utilise et projette sur ces trois supports.

Les sources des informations chez un être humain

Les neuf dimensions de la psychologie quantique de Stephen Wolinsky

Notre « matériel humain »comme le « matériel animal » ou le « matériel végétal »est d’une richesse incomparable et d’une perfection admirable.

En psychologie quantique, nous parlons de dimensions du manifesté du vivant. 

Voici brièvement ces neuf dimensions :
  1. La dimension extérieure qui est comme elle est, mais qui est vue par chacun à partir de son filtre de perceptions propres.
  2. La dimension de la pensée qui met un sens mental, conscient et inconscient, sur « soi », la vie et le monde.
  3. La dimension de l’émotion qui pousse le comportement à répondre à une situation.
  4. La dimension biologique, dimension très fournie, qui s’occupe de maintenir en fonction le matériel humain la seconde qui suit. La dimension biologique est traversée par la connaissance de « l’espace universel », elle est donc en relation directe avec la matière et l’antimatière. Ainsi nous y trouvons la structure du « Moi-Je » qui est l’ego et l’axe terre-ciel avec la Kundalini. Elle est donc le siège des contradictions puisqu’elle abrite des informations terribles et inconscientes sur la mort afin de s’en prémunir et est ensemencée par la fraîcheur infinie de l’univers. Elle est aussi « le négatif » de l’image du « Moi-Je ».
  1. La dimension des qualités de l’essence qui comprennent tout ce qui est pur comme : la liberté, la paix, la quiétude, l’observation sans intention, l’infini… Cette dimension est une porte qui permet la manifestation des quatre premières dimensions animées subtilement par les quatre ci-après.
  • La dimension du « Je suis » qui peut être considérée comme le départ de l’identitédans le sens où le « Moi-Je » ne pourrait pas exister sans ce « Je suis ». Dans ma pratique d’accompagnement. Mes clients commencent à prendre conscience de cette dimension quand ils commencent à se défocaliser de leur identité.
  • La dimension des archétypes naturels, comme l’attraction terrestre, le son, la lumière, l’espace, et des archétypes humains, comme Dieu, le Diable, la matrice, l’âme, les anges. En général, notre passage dans la dualité nous fait prendre cette dimension comme une instance supérieure alors qu’elle est une partie des manifestés du vivant qui nous anime. Si « Dieu », « L’infini », « L’immanent », « L’universel », peu importe comment vous le nommez, est en chacun de nous, ce qui dans mon vécu est une réalité, le seul péché capital ne serait-il pas de se vivre en infériorité ou supériorité ? Comprenez bien que « vivre en égalité » n’est pas la résultante d’une croyance, d’une foi ou d’un désir, c’est plutôt une prise de conscience qui balaye tous les doutes à chaque fois qu’ils se présentent.
  1. La dimension du « Non-Je » qui est ce que nous sommes au-delà de ce que nous imaginons, savons ou reconnaissons. Elle est l’essence du « Je suis » qui se verra se matérialiser au travers de la dimension des archétypes.
  • La dimension du vide que certains comprennent comme le point zéro où, comme le signifie Bouddha, toute forme revient et à partir de laquelle naît éventuellement une forme. Peter Brooks a souligné dans son livre « L’espace vide » que l’espace théâtral ne pouvait exister sans cette dimension. Nous savons même qu’entre le noyau et la membrane d’une cellule, s’ouvre l’infini du vide. Alors je peux vous affirmer que la nature aime le vide puisqu’il lui permet de prendre son espace sans jamais complètement effacer le vide qui l’entoure. C’est notre survie par l’identité « Moi-je » qui se fait exister dans la résistance au vide. De là naît le conflit entre la forme et ce qui l’anime.
La communication entre ces neuf dimensions, insufflée par l’absolu sans nom

Chaque dimension a ses lois ou fonctions. Ce qui est vrai dans l’une ne l’est pas forcément dans une autre.

Au-delà, ces neuf dimensions sont soutenues par « l’absolu sans nom », l’origine du tout et du rien.

Proposition de deux méditations : 

La première

Placez chaque quart de votre attention sur : la dimension extérieure, la dimension de la pensée, la dimension de l’émotion, la dimension biologique.

La deuxième

Remplacez une ou deux dimensions par une ou deux des cinq suivantes (Qualités de l’essence – Je – archétypes – Non-Je – Vide).

Les commentaires sont ouverts à vos expériences et partages.

Entropie et négentropie

Chaque dimension est animée par des informations, c’est-à-dire des éléments qui manifestent sa fonction, ce qui permet à la conscience de la reconnaître, de la repérer et de la vivre. Je ne parle pas ici de la conscience intellectuelle, mais d’une conscience implicite.

Si les lois et fonctions de chaque dimension sont différentes, il existe néanmoins une communication entre toutes. Schématiquement, pour les besoins de la survie et du maintien de la structure de la dualité, notre ego se nourrit auprès des quatre premières, rejette les dimensions des qualités de l’essence, du Je, du Non-je et du vide, tout en recherchant une explication dans la dimension des archétypes et en attendant le salut de l’absolu sans nom faussement pris pour un nirvana, soit le beau temps permanent.

Dans ce déséquilibre intérieur des flux de l’information entre ces divers manifestés de nos vies, nos comportements se conditionnent en focalisant notre cerveau à laisser exister à notre état d’esprit certaines informations ou certaines dimensions. Notre existence est pourtant mue par toutes. Le conditionnement devient alors un enfermement pour lequel je vous partage l’une des particularités dans l’article : « L’enfermement, paradis de notre ego qui conjugue « l’enfer – me – ment » à « l’enfer – où – je – me – mens  ».

Les trois sources du savoir et de la connaissance

Notre repérage du « nous-même », de la vie et du monde, se fait, dans ma compréhension, à partir de trois sources :

La source intellectuelle (source consciente)

Ce qu’on y trouve : pensées – analyses – comparaisons – savoir – croyances.

Elle s’apparente à la dimension de la pensée consciente.

  • Elle nous permet d’avoir une idée de nous – de la vie – du monde.
  • Elle pose des conclusions, des croyances, des vérités.
  • Elle prend le contrôle.
  • Elle codifie le verbe.
  • Elle se perd dans l’imagination.
  • Elle utilise le savoir pour pouvoir utiliser les « richesses » de l’environnement.
  • Elle reconnait l’extérieur plus facilement que l’intérieur.
  • Elle sacralise le savoir.
  • Elle pousse à la compétitivité – la différence.
  • Elle prône la dualité.
  • Elle cherche à contrôler les deux autres sources.

C’est ce qui est reconnu comme réel, c’est-à-dire où la réalité est prise. Elle se relie surtout à la dimension mentale dans sa source forme intellectuelle. C’est la plus consciente des trois à l’individu.

La source de l’inconscient (la survie)

Ce qu’on y trouve : des informations qui sont des perceptions / une mémoire / une organisation de survie pour la vie / des mentalisations inconscientes : injonctions – croyances – fausses vérités – valeurs – représentation du monde / des sensations / de l’énergie / les systèmes physiologiques / les états d’âmes / la codification des attitudes et des comportements / les émotions / les représentations du monde et de la vie et de soi-même / les archétypes humains.  

Elle s’apparente aux dimensions de la biologie, de la pensée inconsciente et des archétypes humains.

  • Par réaction de la source intellectuelle, elle organise les pulsions de survie.
  • Elle stocke les informations et références.
  • Elle organise et fait communier entre elles ces informations et références.
  • Elle gère l’inconscient.
  • Elle tient la résistance.
  • Elle accueille l’ego.
  • Elle maintient la dualité.
  • Elle gère le stress, la survie, la vie du corps et de l’esprit.
  • Elle s’efface devant l’intellect.
  • Elle se perd dans la folie de l’affect.
  • Elle prend le contrôle sur la source intellectuelle si une situation est perçue comme « danger ».

L’inconscient est différent du « non-conscient ». Le non-conscient parle des informations qui ne sont pas senties, vues, entendues, goûtées ou perçues par les cinq sens du matériel humain dans un instant donné. Dès que l’objet est repéré par un des cinq sens et notre conscience intellectualisée, il passe alors du « non-conscient » au conscient. L’inconscient est plus retors, car il parle des informations pour lesquelles notre cerveau est formaté ou conditionné à ne pas laisser celles-ci être reconnues par notre esprit conscient. Pour créer l’évitement, notre cerveau sera focalisé sur ces informations afin de les maintenir dans « l’un-conscient » et ne pas les porter à notre conscient divisé. À chaque fois que ces références sont activées, le cerveau crée une résistance qui provoque une réaction comportementale. C’est un des deux nerfs de notre structure de survie. Elle se relie aux cinq premières dimensions.

La source du supra-conscient (énergie quantique)

Ce qu’on y trouve : Le Je / le Non-je / les qualités de l’essence / les archétypes naturels / le vide – l’immanent – le silence – l’infini.

Elle s’apparente à toutes ces dimensions.

  • Elle porte tout
  • D’elle naît éventuellement une forme
  • À elle, toute forme revient
  • Elle est au-delà des mots, de l’imagination et de l’affect
  • Elle s’efface devant les sources de survie et intellectuelle
  • Elle apparaît quand ces deux sources ne s’imposent pas
  • Elle ouvre à l’unité
Voici ce qui me semble intéressant à retenir de ces trois sources :

La source du supra-conscient porte les deux autres.

  • Elle est portée par l’amour inconditionnel dans lequel tout peut exister à partir de rien.
  • Elle est l’origine de toutes les formes.
  • Elle règne sur la connaissance (co-naissance).
  • Elle apparaît à notre esprit lorsque la focalisation sur les deux autres s’estompe.
  • Elle crée l’identification aux deux autres dans des paradoxes comme « je suis la vie dans un corps mortel ».

La source de l’inconscient contient les mécanismes de notre survie.

  • C’est une jungle en « multi-D » qui fonctionne dans une logique « biologique » de survie. Les informations se combinent entre elles dans cette « logique du vivant » et donnent naissances  à d’autres informations comme des croyances, injonctions, mémoires, fausses vérités…
  • Elle règne par le savoir inconscient de l’information.
  • Elle crée l’identification à la première dans des conflits comme « je veux vivre cela et pas cela » – « je veux être cette valeur et pas celle-ci ».
  • Elle inhibe la première quand la survie est requise.

La source de l’intellect est la plus consciente, et règne sur le savoir conscient de l’information.

  • Elle crée l’identification à notre personnalité dans la réaction et l’évitement des deux autres.
  • Elle inhibe les deux autres pour permettre à l’identité de fonctionner.

Qui est « soi » ?

Au début de cet article, j’écris : « La communication avec soi quant à elle, va dépendre fortement de l’idée que notre conscient a de lui-même, de la vie et du monde et donc des informations qu’elle utilise ».

Je viens de vous partager ma compréhension sur les informations des manifestés du vivant. Il reste maintenant à cadrer ce qu’il se passe autour de l’idée de soi.

La méditation du non-faire

Comme l’expérience est plus intéressante que les discours et l’intellectualisation, je vous propose la méditation guidée par un MP3, ci-après.

Si vous n’êtes pas sur « lapratiquedelinsant.fr », voici la méditation écrite :

  • Programmez votre alarme téléphonique sur quatre minutes.
  • Pendant quatre minutes, laissez apparaître : pensées, sensations, impressions, émotions, mouvements…
  • À chaque fois qu’une de ces informations apparaîtra : ignorez-là, c’est-à-dire empêchez toute relation avec elle, c’est à dire ne vous en occupez pas.

Les commentaires sont ouverts à vos expériences et partages.

Ma prise de conscience dans l’expérience de la méditation du non-faire 

J’ai fait une première fois cette méditation avec Éric Alodi, merci à lui.

J’ai été fasciné par la compréhension du fait que je tirais toute mon existence par l’identification que j’avais avec les perceptions que « mon matériel humain » expérimentait et retenait consciemment, mais surtout inconsciemment.

Il m’est apparu clair que l’idée de moi se construisait sur la relation que j’avais avec ces perceptions et sur l’acceptation et la non-acceptation de certaines de ces informations. Ceci se combinait fortement avec l’intention que ma structure de survie se bâtissait au regard des conclusions conscientes et inconscientes sur ces perceptions et expériences. J’avais déjà expérimenté le fait que ces conclusions étaient fausses puisqu’elles ne prenaient qu’une partie du ressenti vécu. Ma personnalité avec tous ses personnages et ses masques se construisait donc dans le théâtre de cette communication.

Croyez-vous que ce soit différent pour vous ?

L’expérience de cette méditation me confirma ce que j’avais repéré dans d’autres expériences : en arrêtant l’identification aux informations, en ne les utilisant qu’à bon escient tout en les laissant aller leur cours jusqu’au vide, il émergeait alors l’expérience de la troisième source.

J’ajouterais que dès que les deux premières sources voulaient contrôler l’expérience de la troisième source, l’expérience était faussée.

La liberté est l’enjeu même du voyage de la forme dans la vie.

De la communication à soi jusqu’à la communication avec le rien et le tout

Le « merveilleux » se ressent à partir du moment où la diversité se perçoit dans et de l’unité. L’unité n’est pas une idée, mais une perception de l’« état sans état ». Dans cet « état sans état » je respire et suis respiré par l’univers entier jusqu’à son impersonnalité personnifiée. Pourtant personne ne s’y fie, puisqu’on fuit le couple prépondérant et mal compris de toute existence : la vie et la mort.

Comme le déclarait Krisnamurti : « Vous avez peur de la mort, car vous ne comprenez pas la vie ». Je soulignerais que la structure de survie préfère la mort puisque le contrôle sur elle au niveau des quatre plans (physique – mental – émotionnel – spirituel) permet à l’idée de soi (le « Moi-Je ») d’exister, (à ajouter) alors que la rencontre avec l’immanent de la vie (intérieure et extérieure) fait quasi disparaître ce « Moi-Je ».

Pourtantà chaque instant de l’incarnation, les manifestés du vivant jouent la multiple symphonie de la vie. Vouloir les arrêter provoque la petite mort. 

Le laisser traverser la toile de notre chair, c’est ouvrir l’œuvre à l’infini. Certains le nomment « éveil ».

  • Merci à toi que je ne vois pas et qui es moi.
  • Je te sens me porter, je te sens m’habiter.
  • Tu es la conscience de ma conscience.
  • Au fil de mes jours incarnés, j’apprends à m’offrir à toi. 

Merci.

Prenez soin du vivant qui vous anime.

Cet article participe à l’évènement inter-blogueurs “Relations Harmonieuses” organisé par le blog Copywriting Pratique. Si vous avez lu cet article et qu’il vous a plu, alors merci de cliquer sur ce lien : J’ai aimé ce que j’ai lu !

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